Sur les pavillons et les appartements anciens de Garges-lès-Gonesse, on tombe encore souvent sur une seule prise derrière le canapé qui alimente la box, la télé et, depuis peu, tout un poste de télétravail. La norme NF C 15-100 fixe pourtant, pour chaque logement, un nombre minimal de prises et de circuits protégés. Voici ce qu'elle impose réellement, pièce par pièce.
Le séjour et le coin bureau
La norme demande au moins cinq socles de prise dans une pièce de vie, avec environ une prise pour 4 m². C'est un plancher, pas un objectif : dès qu'un angle du salon sert de bureau, un ordinateur, un écran, une station d'accueil et une imprimante saturent vite ces cinq prises. Mieux vaut y prévoir un circuit peu chargé et une prise réseau RJ45.
Les chambres
Trois prises 16 A au minimum et une prise de communication RJ45 par chambre. Une chambre qui fait aussi office de poste de télétravail dépasse presque toujours ce seuil : on ajoute des prises sur la ligne plutôt que d'empiler les multiprises sur un seul socle.
La cuisine
Six prises au moins, dont quatre au-dessus du plan de travail, un circuit dédié en 32 A pour la plaque ou la cuisinière, et des lignes spécialisées pour le gros électroménager comme le four, le lave-linge ou le lave-vaisselle.
La salle de bains
Elle est découpée en volumes autour de la douche ou de la baignoire : aucune prise dans ces volumes, une liaison équipotentielle relie les parties métalliques et l'appareillage doit résister aux projections d'eau.
Le tableau et la protection 30 mA
Chaque circuit du logement est protégé par un différentiel 30 mA. Le tableau et le coffret de communication logent dans la gaine technique (GTL), avec une réserve d'emplacements libres pour les évolutions futures.
Sur une installation ancienne, tout remettre d'un coup est rarement nécessaire : Bastide Garges-lès-Gonesse reprend d'abord les points les plus dangereux, puis le confort, en expliquant chaque écart à la norme avant d'intervenir.

